Mardi 11 mars 2008
Nana a deux amants. Elle est aussi friande de leurs baisers que de leurs bons petits plats. Et lorsque les deux hommes se rendent compte qu’ils sont non
seulement voisins de palier mais rivaux, ils vont rivaliser de talent pour gagner sa préférence.
17 chapitres, 17 rebondissements, 17 menus. Autant de petits bonheurs où l’on voit deux hommes s’affronter de manière originale pour les beaux yeux d’une
femme. Et quelle femme : Nana est sensuelle, capricieuse, intrigante dans tous les sens du terme, intelligente. Elle les mène en bateau du début à la fin de leurs relations, parvenant à
retourner toutes leurs velléités de résistance et de rébellion à la situation insensée qu’elle leur fait vivre. Ils sont à la fois admirables de pugnacité, pitoyables de faiblesse et
incroyablement bons cuisiniers. Parce que le fond de la chose est leur talent culinaire. Chaque rendez-vous amoureux est l’occasion de mitonner un repas de reine. Et chaque chapitre d’achève sur
les recettes détaillées de ce qu’ils ont servi.
Agneau aux petits pois, artichauts à la mode de Constantinople, dolmas et feuilles de vigne ou de chou farcis, keftedes, moussaka, aubergines confites dans
du vinaigre, purée de sésame, poulpe au vin, soupe de poulet…. Autant de plats traditionnels grecs qui font saliver. Ca sent les oignons, les épices, les aubergines et les courgettes. On voit les
petits morceaux de viande et de légume s’attendrir, se colorer.
S’y ajoute un marivaudage amoureux de bonne tenue qui à défaut de faire rire aux éclats fait franchement sourire.
Un sympathique petit roman qu’il va être difficile de positionner : dans ma bibliothèque ou dans ma cuisine ?
Andréas Staïkos, Les liaisons culinaires, Babel, 2007, 145 p.
par Chiffonnette
publié dans :
Dans ma bibliothèque gourmande
ajouter un commentaire commentaires (1) recommander
ajouter un commentaire commentaires (1) recommander

Papotages